Aménager ses combles

L’aménagement des combles permet de gagner en surface habitable avec des coûts souvent inférieurs à ceux d’un agrandissement extérieur mais il convient au préalable de se poser les bonnes questions !

Estimez rapidement le gain d’espace

Avant de vous lancer dans un projet d’aménagement des combles, interrogez-vous sur la surface habitable que vous pourrez gagner. Même si rien ne vaut la consultation d’un professionnel qui viendra faire des relevés précis, vous pouvez rapidement estimer le gain d’espace en procédant de la sorte : calculer la surface au sol de l’habitation, à laquelle vous retranchez 35%.

Ainsi, pour une maison de 8 m de large x 12 m de long, l’aménagement des combles permettra de dégager une surface de plancher supplémentaire d’environ 60 m² (selon la pente de toit de la maison). On considère en effet (au titre de la loi Carrez) que toutes les parties dont la hauteur est inférieure à 1,8 m sont de la surface utile, mais non habitable.

Vérifier la faisabilité

Vos combles sont, soit directement aménageables car l’espace est dégagé et la hauteur suffisante, soit encombrés par des éléments de charpente qui constituent autant d’obstacles à la distribution, soit trop bas pour une exploitation rationnelle.

Si vous manquez de hauteur, un spécialiste pourra vous indiquer si des travaux permettront ou non de dégager les volumes : rehausse de toit, surélévation de charpente ou abaissement de plancher, les travaux à entreprendre peuvent être lourds et onéreux. Il ne faut pas par ailleurs s’engager dans des modifications structurelles susceptibles de compromettre l’intégrité de l’édifice. Lorsque la tâche est complexe, consultez des professionnels qui étudieront les meilleures solutions.

N’oubliez pas de vérifier si la nature du plancher de vos combles ne nécessite pas d’être renforcée pour supporter les charges qui lui seront appliquées : passage des habitants mais aussi mobilier et, éventuellement, équipements de salle-de-bains.

Une fois assuré que vous pouvez aménager vos combles, les principaux travaux à mener concernent l’isolation, l’éclairage, la pose des cloisons, l’aménagement des planchers ; sans oublier l’accès, les équipements techniques et bien sûr la distribution des nouvelles pièces.

Le point sur les autorisations

En cas de rehausse de toit ou de modification de pente de toiture, il est nécessaire de faire une demande de permis de construire. La hauteur de votre construction ne doit pas dépasser la hauteur maximale autorisée pour votre terrain. Par ailleurs, un permis de construire est obligatoire pour toute création de surface habitable de plus de 20 m² (40 m² lorsque la commune est dotée d’un plan local d’urbanisme (PLU), sur lequel vous pouvez vous renseigner auprès du service urbanisme de votre mairie).

Testez la viabilité du projet

Malgré vos prises de mesure, vous vous demandez si la hauteur dégagée par vos aménagements sera suffisante ?

Pour vous en assurer, positionnez un adulte à l’endroit de la pièce où le toit est le plus haut puis demandez-lui de lever les bras. S’il reste encore une trentaine de centimètre, (place allouée à l’isolation et aux revêtements de sol) le projet est a priori réalisable.

Assurer une isolation irréprochable

C’est par le toit que les déperditions de chaleur sont les plus importantes. Sous le toit, la maison est directement exposée aux effets du froid l’hiver comme aux rayons du soleil l’été. Vous devez être particulièrement attentif à la qualité de l’isolation pour vous protéger.

Pour isoler votre toiture, vous pouvez procéder soit de l’intérieur, soit de l’extérieur.

L’intervention par l’extérieur est plus lourde, car vous devez alors intervenir sur la couverture en ajoutant votre isolation par-dessus la charpente. Toutefois, cette solution permet d’abord de laisser la charpente apparente, mais aussi de limiter l’encombrement dans la pièce en préservant une meilleure hauteur sous plafond. Attention toutefois si vous optez pour cette voie, sachez que les travaux sont plus importants et par conséquent plus coûteux.

Pour une isolation intérieure, l’objectif consiste à remplir les espaces entre éléments de charpente avec de l’isolant recouvert d’une plaque de plâtre. L’entreprise veillera tout particulièrement aux jonctions qui constituent autant de ponts thermiques.

Dans tous les cas, l’emploi d’un pare-vapeur entre l’extérieur et l’isolant est conseillé.

Bien choisir votre isolant

Différents matériaux permettent de réaliser ces travaux : traditionnels comme les laines de verre ou de roche ; les plus récents comme les panneaux de polyuréthanne ; les produits naturels comme le chanvre, le bois ou la laine ; enfin les produits innovants comme les isolants minces qui nécessitent toutefois des conditions de pose très contraignantes et ne supportent pas d’erreur de mise en œuvre au risque de ne plus remplir leur rôle.

Pour isoler un plafond de combles, il est nécessaire de mettre en œuvre un isolant d’une épaisseur moyenne de 30 cm. Pour les rampants, comptez plutôt 24 cm d’isolant.

Il ne faut pas oublier d’isoler les murs et les pignons qui donnent sur l’extérieur avec 12 à 15 cm d’isolant.

Pour déterminer le produit le plus adapté dans l’épaisseur optimale, rapprochez-vous des professionnels qui sauront vous orienter vers les solutions techniques les mieux appropriées à votre projet.

Chauffer les combles

Si votre habitation est équipée d’un système de chauffage central au gaz, la tentation est forte de raccorder les combles, mais ces travaux sont souvent onéreux.

Selon la superficie de la pièce, vous pourrez envisagez l’installation d’un radiateur électrique. De nombreux modèles existent. Sur ce point pensez à l’encombrement, ce qui peut être un élément déterminant lorsque vous disposez de peu de place (on considère qu’il convient de disposer de 100W au mètre carré).

A noter également qu’un convecteur électrique se positionne toujours dans l’espace le plus froid de la pièce (sous une fenêtre, près d’une porte d’entrée ou d’un cellier). En effet, ce placement permet de limiter les pertes de chaleur dans la maison. La hauteur par rapport au sol doit être d’environ de 15 cm minimum afin que la chaleur puisse circuler normalement dans l’appareil et que sa diffusion s’effectue correctement.

Laisser entrer la lumière et s’en protéger 

Privilégiez la lumière naturelle en installant des fenêtres de toit ou des lucarnes qui apporteront de la lumière. 

Les fenêtres de toits permettent aussi de créer, quand les règlements d’urbanisme le permettent, de grandes surfaces vitrées. Les modèles aujourd’hui proposés sont particulièrement efficaces en termes d’isolation thermique. Pour le confort d’été, pensez à des occultations qui protégeront des effets du soleil.

Attention, la pose de nouvelles fenêtres sur le toit nécessite d’effectuer une déclaration de travaux en mairie.

Planchers : objectif insonorisation !

Comme tout plancher, celui du grenier sépare deux étages. Afin de le rendre le moins sonore possible et pour assurer votre confort acoustique, n’oubliez pas, en fonction de sa nature, de faire appel à des dispositifs qui atténuent les bruits comme les sous-couches de revêtements.

Dans l’idéal, une dalle flottante sur dalle en béton, est la meilleure solution. Certains revêtements comme des moquettes ou des dalles insonorisantes peuvent améliorer le confort acoustique tout en contribuant à l’isolation thermique.

Prévoir les accès : entre praticité, esthétisme et sécurité !

La question de l’accès aux combles aménagés est déterminante. Il faut s’interroger sur la capacité à faire transiter les meubles, mais aussi assurer un bon compromis entre l’esthétique, la praticité et la sécurité.

Pensez cependant que ce genre d’ouvrage est fortement sollicité par les allées-venues des occupants. Il est donc préférable d’investir dans un escalier de qualité.

Cloisons et équipements

Selon la résistance de votre plancher il faudra choisir des cloisons plus ou moins légères mais si vous voulez de bonnes performances acoustiques, il est préférable d’utiliser des cloisons en plaques de plâtre, qui seront hydrofuges si vous les implantez dans une salle d’eau.

 

Les 7 étapes indispensables de l’aménagement de vos combles

  1. Vérifiez la faisabilité structurelle.
  2. Assurez-vous de disposer de suffisamment de hauteur sous plafond.
  3. Prévoyez l’ouverture de fenêtres de toit et effectuez les déclarations nécessaires.
  4. Prévoyez l’isolation thermique du plafond et des rampants.
  5. Procédez à l’isolation phonique du plancher.
  6. Installez des dispositifs de chauffage adaptés à votre habitation.
  7. Envisagez la pose d’un escalier assurant à la fois sécurité et esthétisme.

 

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