Isolation intérieure ou extérieure ?

Améliorer l’isolation de l’habitation, c’est la perspective d’un meilleur confort et de substantielles économies sur la facture énergétique. Isolation intérieure, extérieure, choix de l’isolant, naturel, synthétique, minéral, de nombreuses variables doivent être prises en considération.

Sommaire

Choisir l’isolant
Isoler une construction neuve
Isoler un immeuble ancien
Isolation extérieure
Isolation intérieure
Isolation des combles
Le choix du prestataire
Un guide pour comprendre la qualification RGE

Choisir l’isolant

Différents matériaux permettent de réaliser les travaux d’amélioration de la performance énergétique d’une habitation : 

  • traditionnels comme les laines de verre ou de roche, les panneaux de polyuréthanne ;
  • plus récents comme certains produits naturels (chanvre, bois, laine) ;
  • ou très innovants comme les isolants minces qui nécessitent toutefois des conditions de pose très contraignantes et ne supportent pas d’erreur de mise en œuvre au risque de ne plus remplir leur rôle.

Pour isoler un plafond de combles perdus, il est obligatoire d’obtenir une résistance thermique supérieure ou égale à 7 m2.K/W (mètre carré-kelvin par watt), c’est à dire de mettre en œuvre un isolant d’une épaisseur moyenne de 30 cm.

Pour les rampants, la résistance thermique minimale est de 6 m2.K/W soit environ 24 cm d’isolant. Il ne faut pas oublier d’isoler aussi les murs et les pignons qui donnent sur l’extérieur avec 12 à 15 cm d’isolant (résistance thermique supérieure ou égale à 3,7 m2.K/W).

Pour déterminer le produit le plus adapté dans l’épaisseur optimale, il est nécessaire de faire confiance aux professionnels qui sauront vous orienter vers les solutions techniques les mieux appropriées à votre projet.

Isoler une construction neuve

Le choix du mode de l’isolation dans le cas d’une construction neuve s’impose très en amont du projet. De fait, l’isolation extérieure, est par nature beaucoup plus efficace car elle permet le traitement des ponts thermiques. Ce sont les endroits de la structure où il risque d’y avoir des échanges calorifiques entraînant des déperditions vers l’extérieur. Par exemple à la jonction des planchers et des murs. En isolant par l’extérieur, et au-delà de la seule efficacité, l’atout majeur, c’est la préservation de l’habitabilité intérieure.

L’isolation par l’extérieur consiste à recouvrir l’ensemble des parois (murs extérieurs, mais aussi planchers du rez-de-chaussée et sous-toiture) par une couche de produit isolant, elle-même protégée contre les agressions par un enduit, un bardage ou une vêture (c’est-à-dire une peau dure posée sur une armature fixée au mur).

Isoler un immeuble ancien

L’isolation d’un immeuble neuf se pense en amont. En revanche, lorsqu’il s’agit de réhabiliter un bâtiment ancien, différentes problématiques doivent être prises en considération et ce dans plusieurs dimensions : améliorer le confort des habitants, réduire la facture énergétique sans pour autant procéder à des investissements qui ne pourront être amortis dans un délai raisonnable.

Plusieurs volets peuvent être envisagés : 

Isolation extérieure

Apposer des dispositifs d’isolation par l’extérieur sur des construction anciennes, vaut surtout lorsque l’édifice de ne présente pas de caractéristique architecturale ou esthétique particulière.

Dans ce contexte, on privilégiera des laines minérales (de roche ou de verre) ou du polystyrène expansé dont les épaisseurs sont calculées en fonction des capacités isolantes du matériau dont est constitué le mur et donc du complément d’isolation nécessaire.  

Pour la toiture, selon que les combles sont aménagés ou non, l’isolation est assurée sous la charpente ou sur la dalle du dernier étage.

À savoir : selon la nature des murs, certaines isolations extérieures peuvent s’avérer inadaptée et cause des dommages sévères. Ainsi dans le cas de maisons à pans de bois, de colombages ou encore de murs en torchis, un choix inapproprié peut être cause de désagrégation rapide et de pourrissement. Prenez toujours conseil auprès d’un professionnel !

Isolation intérieure

Elle est utilisée dans le cas des constructions dont on ne veut pas cacher l’architecture, ou lorsqu’on isole seulement une partie de l’ouvrage. C’est par exemple le cas des immeubles de pierre de taille, dont les façades sont sculptées ou décorées.

Elle est, de fait, moins performante que l’isolation extérieure. Comme elle consiste à poser de l’isolant à l’intérieur des locaux (par exemple des appartements) elle présente aussi l’inconvénient de diminuer les surfaces habitables et ne permet pas, non plus, de traiter les ponts thermiques. Mais elle peut apporter un confort sensible et ne doit pas être rejetée pour ces inconvénients.

Isolation des combles

C’est par le toit que les déperditions de chaleur sont les plus importantes.

Sous le toit, la maison est directement exposée aux effets du froid l’hiver comme aux rayons du soleil l’été. Vous devez être particulièrement attentif à la qualité de l’isolation pour vous protéger du chaud, comme du froid.

Pour isoler votre toiture, vous pouvez procéder soit de l’intérieur, soit de l’extérieur.

L’intervention par l’extérieur est plus lourde, car vous devez alors intervenir sur la couverture en ajoutant votre isolation par-dessus la charpente. Toutefois, cette solution permet d’abord de laisser la charpente apparente (ce qui donne un cachet certain à la pièce !), mais aussi de limiter l’encombrement dans la pièce en préservant une meilleure hauteur sous plafond. Attention toutefois si vous optez pour cette voie, sachez que les travaux sont plus importants et par conséquent plus coûteux. Dans la cadre d’une réfection de toiture complète, de nouveaux dispositifs suppléant le chevronnage peuvent désormais être utilisés. Ils se présentent sous la forme de panneau de polystyrène de 20 à 30 cm d’épaisseur, prêts à accueillir tuiles ou ardoises.

Pour une isolation intérieure, l’objectif consiste à remplir les espaces entre éléments de charpente avec de l’isolant recouvert d’une plaque de plâtre. L’entreprise veillera particulièrement aux jonctions entre élément de charpente et isolant qui constituent autant de risques de ponts thermiques.

Le choix du prestataire

Quelle que soit la nature de votre projet de rénovation énergétique, vous devez, depuis le 1er janvier 2015, pour bénéficier du crédit d’impôt, recourir aux services d’un professionnel RGE (comprenez « Reconnu garant de l’environnement ») conformément au décret n° 2014-812 du 16 juillet 2014 sur l’éco-conditionnalité des aides à la rénovation énergétique.

Pour identifier les professionnels RGE proches de votre lieu de résidence connectez-vous à l’adresse suivante : www.renovation-info-service.gouv.fr/trouvez-un-professionnel. Précisiez votre code postal, la nature du projet et le moteur de recherche affiche les coordonnées des professionnels correspondant à votre requête.

Un guide pour comprendre la qualification RGE

L’Ademe édite un document sur les qualifications et certifications RGE en rénovation, avec la liste des travaux pour lesquels la qualification RGE est obligatoire, ainsi que la liste des certifications requises.

Il est disponible dans la bibliothèque des guides et fiches pratiques de l’ADEME à l’adresse suivante : http://www.ademe.fr/guides-fiches-pratiques

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